Enfin l’hiver touche à sa fin. Enfin, les rameurs et rameuses vont pouvoir reprendre le chemin du bassin. Enfin la Vilaine se dégèle, et le bruit de l’ergomètre va se faire moins oppressant.

Bon pas tout d’un coup non plus, ça va se faire au fur et à mesure jusqu’à l’heure d’été, mais l’idée est là. En guise de conclusion à cette période sombre, les sportives et sportifs du REC se sont livrés jeudi dernier à un deuxième test ergo. Le premier n’a pas eu droit à sa news en solo, il s’agissait d’un 6000m à cadence fixe : 20 coups/minute. La distance de 6000m correspond à une distance classique de régate de mer, et demande un véritable travail d’endurance et de lucidité. Ce deuxième test a donc adopté la même distance, mais avec une différence pas négligeable : on a libéré la cadence. Dès lors chacun-e adopte son propre rythme pour mettre son corps dans une zone de « confort » toute personnelle. Ce test se veut le dernier chapitre de la saison hivernale d’ergomètre au REC, en même temps qu’un chouette moment de convivialité et de solidarité dans l’effort. 18 courageux-ses ont participé à ce deuxième test, contre 24 participant-e-s au premier. L’hiver est passé par là mais n’a pas refroidi toutes les ardeurs !

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Deux jours plus tard, j’ai pris mon baluchon pour participer en solo à l’Open de France d’aviron indoor (d’ergomètre quoi) à Paris. Objectif : s’évaluer au sortir de l’hiver sur la distance reine des courses en rivière, le 2000m. Je reconnais bien volontiers qu’enchaîner deux tests ergos à deux jours d’intervalle n’est pas la meilleure idée que j’ai eue, et le chrono s’en est ressenti, avec presque 8 secondes de retard sur le temps que je faisais en novembre. Mais quelle ambiance ! Toute l’équipe de France était là. S’échauffer en face de Pierre Houin et Thomas Barouk, tomber sur Jérémie Azou assis par terre malgré la cohue (une aura olympique, ça fait de la place !) pour se concentrer avant la course, et admirer leurs performances sportives qui n’ont d’égales que leur humilité devant tous ceux et toutes celles qui ont le sport en commun. C’était un privilège.

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(On pourra noter la présence de presque toute l’équipe de France poids léger dans le fond, derrière une nuée d’officiels. On voit bien Pierre Houin en jaune et noir !)

La soirée de Noël du REC a eu lieu vendredi 16 décembre. Et pour ne pas rompre avec une tradition maintenant bien établie, les rameurs ont été accueillis avec du vin chaud avant d’être invités à passer à table pour déguster la raclette.

Les agapes se sont déroulées autour de tables richement garnies de jambon, bacon, chorizo, saucisson et d’une variété de fromage à raclette à faire pâlir les savoyards !

Quelques feuilles de salade et une clémentine plus tard, chacun était prêt à partir à la chasse aux cadeaux. Dissimulés dans les bateaux, sous les ergos ou simplement posés au pied des escaliers, les cadeaux attendaient d’être découverts. Les rameurs, affairés à chercher le cadeau portant la même image que celle qu’on leur avait remise, ont joué des coudes, fouillant les différentes coques et inspectant chaque recoin du hangar…

Après la joie de la recherche, le plaisir d’ouvrir son cadeau ….

Après toutes ces émotions, il était temps de lancer la soirée et de faire chauffer les platines. Sur des musiques endiablées et grâce aux chorégraphies de Francois T., les rameurs se sont trémoussés, tortillés, dandinés jusqu’au bout de la nuit.

Une bonne façon de finir l’année !...

Le dimanche 11 décembre, comme tous les 2ème dimanche de décembre, c’est l’AviRedon. Une belle délégation de 27 rameurs du REC prend la route dès 7h15 de Rennes direction Redon.

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Ciel légèrement couvert et bassin de la Vilaine remarquablement calme et agréable. Et temps assez doux pour la saison. Les plus anciens parmi les rameurs ont une pensée affectueuse pour les barreurs des années précédentes finissant leur parcours complètement gelés.

35 équipages, des bateaux partout, à la lutte pour se mettre sur un ponton et partir. Malgré le peu (c’est un euphémisme) de préparation spécifique pour cette compétition, les équipages du REC ont de bons résultats. Notre unique bateau féminin : Flavie, Anna, Lucile et Stef P, barrés par Loic prend la deuxième place. Chez les hommes, nos 3 bateaux sont deuxième (Loic, Jean-Michel, Gilles et Stéphane, b : Flavie), troisième (Alban, Sébastien L, Pierig et Stéphane, b : Marc N) et quatrième (Marc N, Antoine V, François R survoltés avec Matthieu, débutant récent, b : Alban). Le bateau des débutants de l’année (Yohan, Benjamin, Alexis et Corentin, b : Fred) fait un bon parcours avec une vitesse moyenne supérieure à 10 km/h. Sûr que l’un ou l’autre de ces quatre rameurs feront bien mieux à leur prochain AviRedon. Nos équipages mixtes (Marc Ge., Aude Q, Morgane et Fred, b : Antoine V) et  (Servane, Fanny, Nadine et Loutfi, b :Gilles) le sont aussi en niveau de pratique mélangeant des débutants de l’année et des rameurs plus expérimentés. A noter les bons résultats des équipages mixtes, très proches de celles des équipages masculin, dans le classement général : sur les 10 premiers, il y a autant de mixtes que de masculins. Photos et résultats détaillés sur le site du club de Redon :

http://www.redonaviron.fr/les-dernieres-nouvelles/aviredon2016-11decembre2016-photosetresultats.

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Les courses se terminent par la traditionnelle et toujours aussi bonne soupe à l’oignon. L’organisation de nos amis de Redon est toujours aussi performante que l’accueil amical et convivial. Nous les remercions. Nous remercions nos amis du Club de Léo Lagrange de Nantes à qui nous avons empruntés à la dernière minute une yolette pour notre équipage SBF (Sans Bateau Fixe). Et enfin nos voisins des Régates Rennaises pour le prêt de remorque.

Qui a dit que semestre de stage à l'étranger rimait avec arrêt de l'aviron chez les agros ? Que nenni ! Surtout quand on est en Nouvelle-Zélande : impossible de passer à côté de l'aviron, 3ème sport national après le rugby et le cricket. Ici, les clubs sont partout, très accueillants envers quiconque à envie de tâter de la rame, et avec des coachs au dynamisme incroyable.

Depuis septembre dernier, j'ai donc le plaisir de ramer au sein de l'Otago Rowing Club, dans la ville de Dunedin, île du Sud de la Nouvelle-Zélande. On y rame tôt avant sa journée de boulot, à 6h du mat', sur l'eau relativement calme du port et avec des bateaux de rivière qui affrontent les vagues de la mer. Le club est partenaire de trois écoles de la ville, pour coacher les jeunes au championnat étudiant qui les fait tous rêver : la Maadi Cup, permettant aux vainqueurs de rejoindre ensuite l'équipe nationale. Je m'intègre donc facilement dans les équipages étudiants, suis leur entraînement, et participe avec eux aux compétitions qui font ramer dans des paysages à couper de souffle.

Ce week-end, j'ai ainsi pu prendre part à la Lake Dunstan Regatta, une régate étudiante sur 2000m, que j'effectuerai en double U23 avec une fille du club plutôt balèze. 2000m… Un vrai challenge pour moi, puisque je n'avais encore jamais couru sur cette distance, le championnat universitaire français s'effectuant sur 1000m… Mais bon, comme dit le coach : "Il faut bien se lancer un jour !" J'y vais pour tenter, pour me faire plaisir, en compagnie des copains kiwis.

Après une semaine d'entraînement plus soutenu avec ma co-équipière Annie, nous partons donc pour le Central Otago (centre de l'île du Sud). Un convoi de 2 camions avec remorques et 4 minibus, pour un total de 25 bateaux et d'une trentaine de rameurs de 14 à 23 ans : le week-end prend des allures de colonie de vacances, l'ambiance est géniale. A l'arrivée, nous nous installons dans le camping de la ville de Cromwell, au bord du lac, entouré par les montagnes. Le cadre est magnifique ! Dodo tôt, la plupart des rameurs sont inscrits dans au moins 4 catégories différentes, ce qui leur fera autant de courses lors des séries du lendemain : il faut être en forme !

Le lendemain, je découvre l'ambiance des régates néo-zélandaises. Globalement la même chose qu'en France mais…en 3 fois plus grand ! Les séries s'enchaînent sous le soleil de plus en plus chaud, les copains ont de bons résultats et tentent de garder le rythme jusqu'à la fin de la journée. Ma course est prévue à 14h. Pas de chance, à partir de midi, le vent commence à se lever… A l'heure des doubles, de belles vagues perturbent le lac (les séries seront même suspendues juste après la mienne). Annie termine tout juste sa série de skiff en écrasant sa concurrence, saute en bas de son bateau, et a juste le temps de manger une banane avant de me rejoindre dans notre double et d'y prendre la nage. Cette fille m'impressionne vraiment !

C'est donc parti pour 2000m. Nous sommes 7 dans la série, seuls les 6 premiers équipages seront qualifiés pour les finales. Je ne me fais pas d'illusion : Annie sort tout juste d'une course précédente, mon niveau est bien inférieur à celui de toutes ces filles qui s'entraînent tous les jours depuis qu'elles sont petites… On y va pour l'expérience, l'objectif est de ramer proprement et de tenir jusqu'au bout.

Le départ est donné à peine calées sur la ligne, pas le temps de trainer sur le lac agité. On part vite, puis je me cale sur la cadence d'Annie qui sait parfaitement gérer la stratégie de course, en relançant le bateau plus fort tous les 500m. Sur les 1000 premiers mètres, nous restons dans le peloton. Dernières certes, mais fort proches des autres concurrentes. A mi-course, j'ai l'impression que l'arrivée est encore beaucoup trop loin, que ca ne se terminera jamais…c'est tellement long ! Mais je continue à suivre Annie, en essayant de plonger mes pelles rapidement à l'attaque, pour être efficace dans les vagues. Un bateau-sécu qui nous suivait nous dépasse alors, et nous démonte le lac : on frappe une énorme vague de plein fouet avec l'avant du bateau, si violemment que je me retrouve trempée, que le bateau est pratiquement arrêté sur place, et que notre numéro de course est arraché. Ce qui nous vaut de finir larguées par les autres équipages, et avec une pénalité de 10sec sur notre chrono (au final : 9min17). Je suis lessivée, mais vraiment contente : c'était dur, mais je n'ai pas non plus eu l'impression que j'allais mourir pendant la course, l'effort a été plutôt bien géré. Et pour un premier 2000m, je trouve qu'on est loin d'avoir été ridicules ! Je remercie chaleureusement Annie pour cette course qui m'a tant plu, et ramène les 5cm² de plastique qui restent de notre numéro aux organisateurs. Le coach nous fait un petit débriefing et trouve que mes coups ont été assez précis tout au long de la course : objectif accompli ! Le soir, lors du repas, il sort une bouteille de vin spécialement pour "our favorite young french rower", perpétuant les clichés envers la France….et la sert dans des mugs… Ca ne choque que moi… Sacrés kiwis…!

Le dimanche : jour des finales. N'étant pas qualifiée, je ne suis pas sensée ramer. Mais le planning des courses est plus serré que la veille, et certains rameurs du club ne peuvent pas prendre part aux finales de toutes les catégories dans lesquelles ils sont inscrits. Je remplace donc l'un d'eux dans la finale B des doubles masculins U20. Les arbitres ne semblent pas tenir rigueur de la présence d'une fille de 21 ans au départ de cette finale, tant mieux… Le course se passe en plein caniard de midi, est beaucoup plus difficile pour moi que celle de la veille (pas l'habitude de ramer avec Jesse, problèmes d'équilibre du bateau…), et contre des mecs bâtis comme des armoires à glace. Nous terminons derniers (en 8min52), mais ça fait toujours une bonne expérience.

Je rentre ainsi d'un week-end d'aviron fort positif, avec une grosse motivation pour continuer les compétitions...parce que c'est beaucoup trop bien ! Vivement le retour en France pour s'y mettre avec les copains rennais ! D'ici là, je compte bien profiter encore pleinement du beau pays des kiwis, et essayer d'y représenter l'aviron breton aussi bien que je le pourrai Smile

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Ce dimanche 10 décembre 2016 se tenait le traditionnel Challenge Rennais Universitaire, une compétition qui se déroule chaque année au REC et qui permet aux étudiants de Supélec qui ont débuté l’aviron cette année de se lancer une première fois dans l’aventure de la compétition.

Centrale Nantes et l’UNA ont répondu à l’appel en composant chacun un équipage de 8, et les anciens du REC se sont également joints à nous. C’était la première compétition de la saison pour le 8 de Supélec qui était composé de 3 deuxièmes années et de 5 premières années.

Le format de la compétition était le même que chaque année : le matin, deux sprints de 1000m en 8+, et l’après-midi, un relais planche à ramer – ergo.

Pour les deux sprints du matin, c’est sans surprise le bateau du REC qui s’impose à la première place avec un équipage expérimenté. Supélec s’en tire modestement à la 3ème place deux fois d’affilé. L’équipage Supélec a encore à apprendre : nous avons raté un départ, avons essuyé quelques fausses pelles, et avons fait face à quelques problèmes de synchronisation, mais il y a aussi eu du très bon et cette compétition nous a permis de renforcer la cohésion et la motivation au sein du groupe. C’est prometteur pour la suite de la saison dont l’objectif final est le championnat de France universitaire.

L’après-midi, l’équipage du REC était parti, et Supélec s’est illustré en terminant premier au relais planche à ramer – ergo, grâce à une répartition stratégique des membres de l’équipage, une belle manière de terminer la journée !

Il n’y aura pas eu autant d’équipages que prévu pour cette édition 2016 du CRU, mais il n’empêche que la bonne ambiance était au rendez-vous ! Nous remercions l’UNA, Centrales Nantes et le REC pour leur participation.

A l’année prochaine !cru2016