Samedi 08/04/17, nous étions à Angers pour les championnats inter-académies. Il s'agit de la qualification pour les championnats de France Universitaire. Nos étudiants ramaient donc sous les couleurs de leur école ou université. Côté rennais il y avait 2 quatre de couple féminins d'Agrocampus, 1 quatre de Rennes 2 et le 8 de supelec.

Bonnes nouvelles, il fait une super météo et nous pouvons partir en fin de matinée car tout ce passe dans l'après midi. Les travaux sur l'axe Rennes Angers imposent une déviation galère avec la remorque mais pas de soucis, nous arrivons dans les temps.

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Début de programme les agros commencent. Le bassin est calme est un peu de vent avec. Il y a 5 bateaux engagés, donc il y aura une course de qualif + 1 finale. Les courses sont regroupées avec les 4x mixtes pour faire des courses plus nombreuses. Les agros seront finalement en finale ou elles se placent 1ieres et 3 iemes, soit 3ieme et 5ieme en 4x F. Ci dessous les impressions d'Amélie, nage du 4x n°2:

" Pour ma part c’était ma 1ère course de 1000m et en tant que nage. Avant la course la seule chose que j’avais en tête c’était la peur de finir dans la berge et pas vraiment la peur de la course en elle-même.
1ère course : au top départ c’est un peu la panique quand je vois que les autres bateaux démarrent plus vite. Il me faut quand même un petit moment pour arrêter de penser aux autres bateaux et me concentrer sur notre course. Mon esprit se concentre ensuite sur les mouvements car dans la précipitation du départ je vais trop vite et au final je nous épuise pour rien. C’est grâce aux filles qui me rappellent de ralentir que je finis par baisser la cadence.
Sauf qu’à force de me concentrer sur les mouvements j’ai oublié de respirer … Du coup je finis la course en soufflant comme un bœuf et le cœur au bord des lèvres.
Finalement je n’ai même plus pensé à la berge quand nous avons commencé à ramer.
Quelques minutes de repos et c’est reparti pour la 2nd course. Là je ne stresse plus, le but est de ne pas refaire les erreurs de la 1ère course. Malgré un départ un peu difficile on finit par s’accorder sur le rythme. C’est mieux. Nous allons moins vite mais nous nous épuisons moins. Et au final même si le temps est moins bon que la 1ère fois (il faut aussi dire que le vent était passé de pour à contre entre temps, ndlr), cette course était plus agréable ! On est tellement concentrées sur nos mouvements et notre course qu’on en oublie de s’encourager, ce qui à mon avis, pourrait nous aider. 200m avant la fin de la course mon esprit part ailleurs, je commence à me dire que c’est dur et que je ne vais pas tenir. Il me tarde juste de passer l’arrivée pour que ça s’arrête.
Une fois la course terminée nous parlons entre nous de notre ressenti, de ce qui n’allait pas, ce qui était bien et de ce que l’on devrait améliorer.
Bref même si nous sommes dernières nous avions au moins le soleil et la chaleur ! "

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Du côté du 8 masculin, les supelec n'ont que 2 adversaires : Centrale Nantes et l'Université de Nantes. Ce sera donc une finale directe. Les supelec sont placés au milieu entre les 2 équipages nantais.

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Au départ supélec se fait passer par les 2 nantais. Mais ils trouvent tout de même une bonne allure de course. Petit à petit il remontent sur l'Université de Nantes et rattrape leur demi longueur de retard. Centrale Nantes est encore devant. Sur la fin de course, Supelec continue de doubler l'UNA et remontent légèrement sur Centrale Nantes. Finalement ils seront 2nd avec 4s de retard sur Centrale Nantes et 2s d'avance sur l'UNA. Une belle course dde la part de tous les équipages. Les Nantais viennent saluer nos rameurs rennais pour cette bataille. Les revanches auront lieux aux Régataïades début mai!

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En résumé, ce fut une très bonne expérience pour tous les équipages!

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Dimanche 2, nous étions 4 équipages du REC à participer à la régate organisée par le club de Feins: l'ALPA (Aviron Loisir en Pays d'Aubigné).

C'est un régate atypique avec 400m aller, une bouée à virer, et 400m retour. Rajoutez à cela que le départ se fait depuis la plage pour les barreurs qui doivent courrir et monter dans leur bateau.

La course se fait en yolette pour tous, les départs se font 3 par trois (nb il y a 3 bouées, chaque bateau vire sa propre bouée).

A l'arrivée au club, le ciel est un peu couvert mais pas de pluie. Nous sommes bien accueillis au club, Feins a toujours mis un point d'honneur a bien accueillir ses visiteurs.

Nous confirmons les équipages. Petite déception car seuls 3 autres adversaires sont engagés: 1 équipage féminin de la SRR, 1 équipage féminin de Feins, 1 équipage masculin de Feins.

De notre côté, nous avons 1 masculin (Benjamin, Yohan, Corentin, Alexis, Marc), 1 mixte (Alban, Sébastien, Elsa, Marie, Flavie), 2 féminins (Héléna, Delphine, Mégane, Sofia et Laurie, Alexandra, Florence, Flavie)

Feins revoit son programme et annonce que, finalement, tous les équipages auront 2 courses le matin (au lieu de 1) et 1 finale l'après midi.

Premier départ, je barre les gars contre l'équipage masculin de Feins et contre notre premier équipage féminin. Nous faisons un bon départ, nous sommes un peu devant. Dès le début l'équipage imprime un bonne cadence et ça marche. Peu avant la bouée, nous avons 2 longueurs d'avance. Le virage sur tribord se passe correctement. L'entrainement de la veille paie, même si on tourne dans l'autre sens. S'en suit une bonne relance. La fin de course est dure pout tout le monde mais on ne craque pas. Nous sommes nettement devant les gars de Feins. Nos filles de l'agro ne pouvaient pas luter contre 2 équipages masculins, mais c'est le chrono qui compte au final, pas la place. L'équipage se demande si notre temps est bon ou pas, et c'est bien le cas car nous réussissons un 3'58" qui s'avèrera être le meilleur chrono de la journée, le seul sous les 4'.

Dans la 2nde course, c'est notre équipage mixte qui prends les devants et signe un bon 4'15", qui sera le second meilleur temps de qualifs.

L'équipage féminin de Feins sort un bon chrono en 4'25" et se qualifie en finale A devant l'équipage masculin de Feins qui se contentera de la finale B.

Après un bon repas, les finales commencent et un peu de ciel bleu se montre.

En finale C, notre équipage féminin n°2 se retrouve contre l'équipage féminin de la SRR. Equipage sur lequel elles avaient 10s d'avance le matin. Sauf que la SRR mettent leur barreur en rameur à la place d'une rameuse! Les cartes sont rebattues... Nos filles restent concentrées, et assurent leur départ. Elle creusent un petit écart tout au long de la course et s'imposent. Une belle vistoire.

En finale B, notre autre équipage féminin se retrouve contre les gars de Feins. La lutte est déséquilibrée, mais les filles jouent le jeu et font un très bon départ pour rester à hauteur de Feins. Au train de course, la puissance des gars fait la différence et ils prennent une avance nette. Toutefois les filles s'appliquent jusqu'au bout à bien ramer. Bien que battues, elles seront tout de même 2iemes sur 4 au classement féminin.

En finale A se retrouvent les équipages masculin et mixte du REC, ainsi que les filles de Feins. Gros départ de tout le monde, le mixte prend une légère avance. Les gars que je barre ne se crispent pas et trouvent leur rythme et remontent petit à petit. A la bouée nous avons avons un peu d'avance. Bon début de virage, on est devant. Mais la fin de virage se passe mal. La relance est trop tardive et totalement ratée, sur le premier coup le bateau reste sur place. A côté, l'équipage mixte a lui réalisé une relance au point. Ils sont repassés devant! Les gars restent mobilisés et on arrive finalement à reprendre notre vitesse. Les deux équpages sont sur un bord à bord total. Il reste encore 300m et rien ne se dessine. Tout le monde est à bloc, personne ne craque. A 100m c'est encore l'inconnue. A quinze coups de la fin, nous lançons un enlevage, les gars arrivent à monter un tout petit peu la cadence et la puissance, cela fera-t-il la différence? La ligne passée, les équipages ne savent pas. Puis l'arbitre confirme, les gars sont devant pour 2/10iemes de seconde! (moins d'un mètre). Au delà de savoir qui a gagné, c'est aussi le spectacle qui aura marqué les spectateurs.

On remercie le club de Feins pour cette oraganisation et son accueil. Merci aussi à ceux qui ont barré ou complété les équipages!

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Les filles juste avant le départ

Les 18 & 19 mars, une bonne partie du club était à Nantes pour un stage club de 2 jours.

Nous avons été accueillis par l'UNA (Université Nantes Aviron). Nous avions amené nos bateaux et l'UNA nous en a aussi prêté.

Nous avons donc pu profiter de l'Erdre et de son magnifique décor. Avec plus de place aussi que sur notre Vilaine.

Au programme 4 sorties avec pas mal de km et surtout sans avoir besoin de s'arrêter tous les 3 km.

L'idée étant d'alterner des sorties "préparation d'équipages" avec des sorties mixées débutant/expérimentés.

On remercie l'UNA pour son accueil, le prêt des coques, et de la salle pour la cuisine.

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« Dis maman, dis papa, ça fait quoi de gagner une course ? » Eh ben mon ptit, il faut parfois attendre un certain nombre d’années avant de le découvrir. On peut donc décemment répondre par un évasif « tu verras quand tu seras grand ».

Ce dimanche, Antoine et moi avons vachement grandi d’un coup, après avoir récolté notre toute première médaille d’or à la régate régionale de Laval. On a tous les deux au moins dix ans d’aviron dans les pattes, et ce dimanche, on prend une grande leçon. Film de la course, moteur, action.

La régate de Laval est une course en ligne, une des très (trop) rares en Bretagne. D’une longueur de 900m sur la Mayenne, légèrement en virage. Le matin les équipages s’affrontent indirectement, via une tête de rivière, qui répartira tout ce petit monde au chronomètre entre les différentes finales. Le REC est très bien représenté parmi les seniors puisque pas moins de 5 équipages ont fait le déplacement ! Deux doubles masculins, deux quatre de couple féminins des étudiantes de l’agro, et un huit mixte (merci Félicie !), auxquels on peut ajouter deux arbitres (coucou Jérôme et Nico !). A l’heure de midi, tous ces équipages sont qualifiés pour une finale !

_ En double, nous avons le premier temps de la tête de rivière, à une seconde devant le bateau suivant. Une belle surprise déjà ! Le deuxième double composé de François et Corentin (débutant de septembre !) devra se contenter de la finale C à cause d’une malheureuse fausse pelle dans les derniers mètres.

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_ Les deux 4x de l’agro se placent en finales B et C. Chaque équipage est à niveaux mixtes : cinq rameuses pratiquent depuis plus d’un an, deux ont commencé en octobre, et une enfin a pris les rames pour la première fois il y a un mois à peine !

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_ Le 8 part lui aussi pour la finale B, avec des regrets puisqu’il a fallu freiner brutalement à 30 mètres de la ligne, puis redémarrer, pour ne pas pulvériser un double de jeunes filles particulièrement désorientées…

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Dans l’après-midi, les retards au départ s’accumulent. Sur un bassin vraiment pas large, où les bateaux ne sont pas tenus au départ, l’organisation a pris le parti de faire des finales à 4 bateaux de front. Le risque de casse est important, ce qui met d’autant plus de pression.

_ Les 4 de couple ouvrent le bal, et prennent chacun la troisième place de leur finale, soit les 7ème et 11ème places du classement général. Autant dire que le la bataille a été rude, et le plaisir intense au long du parcours, avec quelques bord-à-bord épiques ! Quand on accroche un ou plusieurs bateaux adverses dans son viseur, la course prend tout de suite une autre dimension, les filles ont bien pu le constater aujourd’hui.

_ La finale C du double voit une victoire impériale du REC, avec au moins 4 ou 5 longueurs d’avance sur leurs concurrents. Ils ont largement fait la démonstration que leur place aurait été au moins en finale B, sans le fait de course de la tête de rivière. A charge de revanche !

_ En finale A du double, c’est parti très vite, et les 5 premiers coups ne sont pas à notre avantage : on est déjà derrière… Mais pas pour longtemps. Le vrai départ, notre départ, vient creuser le bassin d’un sillon ardent signé Lapis-Lazuli. En une quinzaine de coups, nous sommes passés en tête, avec une demi longueur de coque d’avance. La cadence s’affole, jusqu’à 42 coups/minute. Et l’écart se creuse encore ! Alors que nous reprenons la maîtrise de notre cadence, favorisant une meilleure amplitude, on s’installe bien devant. Si bien qu’à l’enlevage, lorsque l’organisme atteint ses limites, nous avons plus de deux longueurs d’avance. Quel pied ! L’enlevage est pollué de quelques déchets techniques avec la fatigue, mais la victoire finale est bien là, et comme elle fait plaisir !

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_ Enfin la finale B du 8 fut un peu une non-course à cause d'une fausse pelle en début de course. De travers, nous devons arrêter le bateau pour se réaxer et repartir mais l'équipage a mis du temps à réagir aux consignes du barreur. Le bateau repart bien, mais il est déjà trop tard pour rattraper les concurrents.


Concluons par le constat que c’était un magnifique dimanche, où chacun et chacune a pu apprécier les sensations si uniques de la course en ligne, typique de l’aviron de rivière. La saison sans ergo démarre sur les chapeaux de roues, et tout le monde en redemande… ça promet pour la suite ! ;-)

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Alors que les jours rallongent, que les arbres bourgeonnent, le Rec aviron à effectué son dernier test en salle qui sonne le glas de la saison d'ergomètre. Sur la distance reine de l'aviron de rivière les rameurs ont pu mesurer leur niveau d'entraînement sur 2000m.
3 series, 3 niveaux d'expériences mais la même motivation. L'envie de tout donner pour battre la concurrence et vaincre son mental.

La première série comprenait les tous nouveaux rameurs. Ayant débuté en septembre ou octobre il s'agissait de leur premier examen de ce type. Une motivation sans borne anime l'échauffement, l'adrénaline commence à arriver. Procédure de départ lancée, tout le monde est dans sa bulle c'est parti pour quelques minutes de souffrance intense.
Les coachs poussent leurs poussins, les guident, les conseillent. Les jambes deviennent douloureuses, le cardio s'emballe mais tient bon. L'entraînement paye et tout le monde franchit la ligne d'arrivée. Applaudissements nourris pour nos courageux petits bleus!
Dans cette série, une représentante féminine était présente.  Félicie, seule demoiselle des différentes épreuves, a magnifiquement représenté son collectif. Elle termine le 2000m avec un très bon score, (attention jeu de mots) félicitée par tout le groupe.

C'est l'heure d'échanger les places, les coachs vont se changer pour leur série et les jeunes recrues se préparent à encourager les expérimentés.
Ce sont les poids lourds du club, les compétiteurs mer et/ou rivière, plus habitués à ces tests. La concentration reprend ses droits, on se prépare à tenir les ergos: ça va pousser fort!
La procédure de départ est lancée, le silence s'installe... et enfin les chevaux sont lâchés.
La puissance engagée est impressionnante. Personne n'ose encourager de peur de déconcentrer les athlètes!
A mesure que la course progresse, la fatigue commence à se lire sur les visages, mais aucun ne flanche.
Les premiers encouragements se font entendre. On pousse ces rameurs dans leur réserve. Puis ce sont les derniers 500m, et là toutes les voix du public se font entendre, jusqu'à l'arrivée!
Les chronos viendront confirmer le travail hivernal et l'état de forme du moment, en vue des prochaines échéances.

Dernière série, derniers athlètes: les étudiants de Supelec veulent aussi se mesurer à la machine sur 2000m! Lors de l'échauffement, ce sont des rameurs et rameuses de toutes les séries précédents qui prodiguent conseils et encouragements aux cadets du club. Vient la dernière gorgée d'eau, les muscles sont chauds, et c'est l'heure du départ.
Chacun donne son maximum dès le début.  Tous les rameurs sont avec eux pour les motiver à tenir jusqu'au bout: l'esprit club, au REC Aviron, on sait y faire!
Les minutes et la distance s'égrènent alors que les cris d'encouragements se font de plus en plus forts, et c'est enfin l'arrivée. "Alors, finalement, c'est passé vite non?"

Tout ceux qui étaient présents rameurs ou non  se sont soudés ce soir afin venir à bout de ce test particulièrement intense. Et la récompense n'est pas des moindres, car les entraînements extérieurs vont pouvoir reprendre sous de très bons auspices, dès le (très bientôt) passage à l'heure d'été!

Vive l'aviron, et vive le REC!

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