Les Championnats du Monde d'Aviron de Mer en résumé : RICHES. Humainement, émotionnellement et physiquement ! Un week-end intense et donc difficilement compressible, mais promis je vous le fait revivre sans (trop) me disperser.

- 630 compétiteurs (13 du REC)
- 270 équipages (3 du REC)
- 30 nations représentées
- 8 + 11 bouées à virer
- 4 000 + 6 000m de course
- 13 supporters/trices déchaînés/ées au TOP
- 1 sponsor : Pierreval (#FélicieCorporate)
- 3 finales A pour le REC AvirOn/Lorient
- FRA03 : Marie, Raffaëlla, Félicie, Elsa, barr. Marco
- FRA06 : Servane, Marine (de Lorient), Stéphanie, Eléonore, barr. François T.
- FRA07 : Guillaume L., Régis, François R., François T., barr. Marco

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>>> Mercredi, le départ.

5h : Départ de la brochette de vainqueurs pour Thonon-les-bains : THE place to be pour clôturer la saison. Après la partie de palet nocturne en attendant les retardataires, l'arrêt Chocolat au lait de notre bébé Guillaume et le petit problème -qui porte chance quand on marche dedans avec le pied gauche- de chaussure de François R., arrivée sur le site avec tous nos boulets dans l'après-midi.

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C'est sûr, c'est pas la Bretagne, mais le cadre du bassin en jette quand même :).

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Petit tour du propriétaire, se succèdent les autocollants NOR, ITA et autres TUN sur les bateaux ; ça y est, c'est sûr : ON Y EST !!! Récupération de nos badges officiels, déchargement/préparation du matériel, et bien sûr : collage du sponsor Pierreval sur le bateau (#PDGsupporter) http://www.pierreval.com/.

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>>> Jeudi : le repérage.

Petite sortie pour repérer le terrain de jeu du lendemain et tester la résistance de l'eau ; pour le reste c'est le travail de la saison, la "petite" voix du barreur et le mental qui prendront le relais pendant l'épreuve. 11h : Captain Meeting où l'on envoie les plus bilingues d'entre nous pour récolter les informations primordiales données par la FISA, in english of course. On découvre les parcours : demi-finale sur 4 000m avec 8 bouées, finale sur 6 000m avec 11 bouées : c'est pas le moment d'avoir le mal de mer !

Et puis, comme on n'est pas venu ici -que- pour souffrir (OKAY !), un peu de tourisme à la ville d'Yvoire rien que pour les yeux pour une partie du groupe, tandis que l'autre explorait les alentours du camping.

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19h : la cérémonie d'ouverture. Pour faire rire une assemblée, à Thonon ils savent y faire. Le traditionnel problème de connexion avec le rétroprojecteur a bien sûr été de la partie (#LesFrançaisEtLaTechnologie). Le maire a dit que le lac Léman pouvait rassembler les conditions d'une mer déchaînée. Mais le pic du riromètre a été obtenu lorsque la vidéo de présentation a fait se succéder un porcinet joyeux vagabondant dans la nature puis... un autre un peu plus calme et moins rose tournant sur une broche au-dessus du feu. Ces petits moments ont totalement été effacés par la beauté du concert des cors des Alpes, du défilé des écoliers avec les pelles internationales et de la chanson traditionnelle de Thonon (non, ce n'était pas "raclette charcut' je t'aime, j'en mangerai des kilos, autour du lac Léman, avec un bon vin blanc")

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On n’en revient à peine, et on n’en revient pas. C’était un Championnat de France, et on a fait pas moins de 8 courses en deux jours. Revenons à la source de cet exploit.

Ce week-end, trois équipages du REC étaient engagés aux Championnats de France Sprint, qui se déroulaient à Mantes-la-Jolie. Pourquoi « Sprint » ? Parce que contrairement à l’habitude en rivière, la course ne se jouait pas sur 2000 mètres mais sur 500 mètres, soit entre 1’40’’ (pour nous) et 1’15’’ (pour les champions) d’effort. C’est intense, et ça donne visuellement des courses serrées et à cadence très élevée.

Passons en revue nos 3 équipages inscrits (si certains noms sont en double, ce n’est pas une coquille, mais bien une participation dans deux équipages !) :

Le 8 masculin, avec Marc, Antoine, Servane, Benjamin, David, François, Yohan et Alexis, ainsi que Marco à la barre, était un équipage de pure exploration, une bonne partie de l’équipage ayant juste un an d’aviron dans les pattes. Un équipage de solides gaillard.e.s (eh oui, Servane aussi !) pour aller lâcher des gros bouillons et apprendre ce qu’est un Championnat en rivière !

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Le 4 de couple féminin, avec Flavie, Lucile, Félicie et Elsa arrivait avec des ambitions. Après une belle expérience aux Masses, une petite jauge face à des championnes ne se refusait pas.

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Enfin le 8 mixte, avec Marc, Antoine, Servane, Félicie, David, François, Flavie et Lucile, et toujours El Marco à la barre, s’est formé en voulant capitaliser sur la bonne expérience du stage de Nantes du printemps. Accessoirement, c’était aussi un rêve jusqu’alors inachevé du chef de nage que d’emmener le REC en 8 lors d’un championnat national, c’est maintenant chose faite !

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Chaque équipage a eu 4 courses à effectuer : série, quart de finale, demie finale, et finale. Les deux premières le samedi, les deux suivantes le dimanche. Il y a donc eu un total de 12 courses (#calculmental), qu’il serait trop fastidieux d’évoquer une à une. Néanmoins ne boudons pas notre plaisir avec quelques impressions générales.

La première, c’est celle qui a fait de ce Championnat une réussite : quasiment chaque course a livré de meilleures sensations que celle qui la précédait. Pendant deux jours, la trajectoire de progression a été constante. Les sensations ont suivi, pour faire toujours mieux filer l’Oxford et le Toscana, et apporter la plus belle réussite qui soit à ce Championnat qui est d’avoir suscité l’envie ! L’envie de s’entraîner, de faire du 8, de faire des équipages et d’aller progresser encore avec les copains !

Tiens vous avez remarqué que je n’ai toujours pas évoqué les résultats ? Allez, j’y viens : les deux 8 ont réussi le tour de force de finir à la dernière place de chacune de leurs courses. Aucun bateau battu. Le 8 mixte a failli en avoir un en quart de finale, mais une funeste fausse pelle aura servi de leçon d’humilité. Mais devinez quoi ? Somme toute, peu importe. C’est même là l’essentiel. On a chassé des champions et des championnes tout le week-end sans y arriver, on s’est échinés sur une montagne trop abrupte, encore et encore, sans réussir à en toucher les premiers cols, et pourtant la satisfaction est bien là. Vous savez, de cette satisfaction qui brûle le corps et ce qui reste de lucidité pour les derniers coups de rame. Une course est finie, qu’il faut déjà enchaîner avec la suivante. Les jambes brûlent, les pieds sont lourds, les esprits fatigués, les sphincters tendus et les estomacs affamés, mais on y retourne. On n’y a pas échappé. Et on en redemande.
Il faut néanmoins saluer la performance du 4 de couple féminin, qui a fait exploser le palmarès du REC en lui offrant une 5ème place en finale C, déposant deux équipages derrière elles !

Deux jours, 4 à 8 courses pour chacun.e, une clé de bagnole paumée, des œufs durs, des heures de footing d’échauffement (ou de déchauffement, on ne sait plus très bien), une pelle cassée, une combi à l’envers (#François’sSpecials), un barreur frigorifié, beaucoup de pâtes, des papas et mamans, des copains, des ami.e.s…

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Et même une sorte d’adieu, car c’était officiellement ma dernière course sous les couleurs du REC. Comment vous dire que ce n’est pas une mince séparation… Mais je pars serein, car en à peine deux jours comme au long de ces 5 années écoulées, tous et toutes ont prouvé qu’ils portent fièrement l’esprit du REC Aviron, sur et en dehors du bassin. Il y a tant besoin de montrer à toutes et tous ce que c’est que prendre du plaisir à l’aviron, avec ou sans médaille ! Tant besoin de hurler à la face du monde, qui n’y est clairement pas préparé…

GroupeSprints

WE WILL REC YOU !
Atchao bonsoir.

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2h30 de route ; nous voici arrivés à bon port. Enfin, ça c'était après quelques détours parce que, que voulez-vous, "les femmes en voiture...", n'est-ce pas Guillaume L.?! En avant pour la préparation des bateaux, puis la salade de pâtes du sportif, et enfin la sieste de l'artiste. Après avoir trouvé tous les spécimen de dinosaures dans les magnifiques nuages de Cherbourg, changement de tenue, échauffement et mise à l'eau, direction : 6km d'efforts intenses sous un temps... mitigé ! Le parcours est simple : 2 bouées à virer + un virage à 30° juste avant ; histoire de faire un petit échauffement pour les championnats du monde, pour lesquels nos 3 équipages sont en préparation !

4x+SF. 5 bateaux engagés dont 2 équipages du REC : le FLESS (bar. François T, Lucile, Eléonore, Servane et Stéphanie) et le GREMF (bar. Guillaume L., Raffaëlla, Elsa, Marie et Félicie). A ces embarcations s'ajoutent deux 4x+SM et un 2xSF.

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Le GREMF à gauche, Le FLESS à droite

Après un départ pas des plus efficaces pour le GREMF (je peux me permettre de critiquer, j'étais dedans ! ;) ), on se détache du groupe peu à peu, en allongeant et à cadence 29. Sous les encouragements de notre barreur en CDD, Guillaume L. Qui n'a pas arrêté de crier. Tout le temps. Pendant toute la course. Mais c'est grâce à lui que nous sommes restées lucides ! Bon, un peu moins quand il a commencé à nous diriger vers le mauvais port pour l'arrivée, mais que voulez-vous "les hommes à la barre..." :) .

Nous arrivons 1ères sous l'acclamation des 30 personnes présentes spécialement pour l’événement ; puis les anglaises débarquent, suivies de près par nos FLESS.
De leur côté, elles ont assisté à un événement pas commun juste après leur départ : François T. qui a essayé d'intimider les autres équipages en montrant son derrière... pour changer la barre qui avait cassé ! Alerte à Cherbourg épisode 1, notre David Hasselhoff s'en sort comme un vrai pro. Premier parcours en mer avec ce jeune équipage au complet, les filles ont bien géré leur course de bout en bout.

4x+SH. 7 bateaux engagés, dont 1 équipage du REC : le RF²G (bar. Raffaëlla, Régis, François R., François T. et Guillaume L.).

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Le RF²G en route pour la course

Ici aussi, même si l'expérience de la mer est là, c'est un équipage en recomposition qui vient se tester pour les mondiaux. Et pourquoi pas ! L'équipage de Cherbourg les ayant battus aux championnats de France ; François T. et Régis en ont fait une affaire personnelle. Le RF²G reste impassible face aux nombreuses relances de Cherbourg pour ne pas les laisser passer devant et continuent de gratter, centimètre par centimètre, leur 1ère place. Cherbourg craque et le RF²G passe devant et le reste jusqu'à la fin de la course ! Pour que ce ne soit pas trop facile, Raffaëlla leur a quand même prolongé le parcours en filant, elle aussi, vers le mauvais port pour l'arrivée...

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Après l'effort, le réconfort !

Prochaine étape : Paluden ce week-end puis les Championnats du Monde d'Aviron de Mer 14&15 Octobre... A vous les studio !

Vendredi soir 18h (ou presque) départ du premier minibus direction Paris. Après avoir tourné plusieurs minutes à la recherche d'une place et vécu une épreuve de fort Boyard dans le parking souterrain (la porte !!! Ça va frotter ! Sort ! Sort ! Sort !) nous voilà tous aux quatre coins de Paris pour profitez de nos amis/familles avant d'affronter la Seine et ses 26km.

Samedi après midi, rdv à la base nautique de saint cloud pour rejoindre le deuxième minibus en provenance de Rennes et s'atteler à la préparation des bateaux : Montage des portants, concours de collage de stickers et déplacement des yolettes à bout de bras ou en carriole à roulette pour les plus chanceux... (message au bricorec) ! Nous nous plaçons au plus près des pontons pour être les premiers sur l'eau. Y a plus qu'à espérer qu'il ne pleuve pas cette nuit pour ne pas avoir à retourner les bateaux...

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Le concours de stickers

Après plusieurs détours et traversées de ponts, nous avons congédié le copilote et découvrons le camping. Un cottage et deux toiles de tentes prêts à nous accueillir  pour la courte nuit qui nous attend... Nous profitons du soleil avec un ptit verre en terrasse et direction le Resto : un délice ! Certains regretteront même de ne pas avoir pris de dessert... Une vodka ( ou pas) et au lit ! Nous enclenchons les réveils à l'heure à laquelle d'habitude nous nous couchons le samedi soir, ça va piquer...

4h45 l'alarme retentit, prêts en moins de deux nous revêtons nos beaux tee shirts bleu ciel et prenons la route direction la base nautique. Un petit petit déjeuner nous attend, pas le temps de faire pipi c'est déjà l'heure d'embarquer !

Depart

Le Titanic, sans les icebergs...

6h15 nous voila tous les 15 sur l'eau prêts à partir ! La mise à l'eau prend du temps, 211 bateaux engagés ça ne se prépare pas comme ça, la scène à un petit air de Titanic (la panique et la température de l'eau en moins... ). Le soleil vient de se lever, le fumigène rouge est enclenché, il est 7h15 nous pouvons commencer à ramer ! C'est parti pour 28km de ponts et monuments magnifiques. Les barreurs sont équipés d'un plan (quand il ne tombe pas à l'eau) et d'un descriptif de tous les ponts qu'ils nous présentent chacun à leur manière ( journées du patrimoine obligent...) Une interro est promise le soir même ! Nous admirons la Tour Eiffel, le Louvre, le musée d'Orsay, etc... Après plusieurs arrêts photo, relais bonbons et changements de barreurs L'île saint Louis pointe le bout de son nez tout comme la pluie... Heureusement cela ne durera pas longtemps et les péniches prendront le relais pour ne pas nous laisser le temps de sécher... Le bâtiment de la Seine musicale fait de nouveau son apparition, nous sommes arrivés et tous les 3 en même temps ! Les hommes en rouge nous aident à sortir les bateaux direction le démontage et les remorques.

11h30, après 3h30 de randonnée il commence à faire faim, heureusement une paella géante nous attend ! Une ptite sieste et ça repart, retour dans les minibus direction Rennes !

Paella

A table !

Nous sommes usés mais avons vécu une super expérience et gardons des belles images plein la tête !

 

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Les courageux participants

09h00 : rdv au REC pour le chargement des bateaux (préparés la veille). Après une organisation au sein des véhicules c’est le départ pour Lézardrieux où Jean-Luc nous attends avec la “super” sécu !

 

Préparation des bateaux, chargement (à ras bord) de la sécu et en route pour la mer sous un soleil fort agréable.

Trajet sans embuche et arrivée au nord de Bréhat pour un arrêt pique-nique sur une jolie plage.

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Après un bain de soleil départ pour le sud de Bréhat pour le camping où nous montons tout notre petit bazar !

 

 

Après avoir monté les tentes dans le seul endroit plat du camping nous redescendons aux bateaux bien gardés par Jean Luc et Fred. Nous partons pour une petite balade autour de Bréhat où nous finissons sur une jolie plage pleine de cailloux. Après réflexions et désarmements des bateaux nous décidons finalement de changer de plage donc remise à l’eau par trois courageux. Déplacement des bateaux à pieds dans l’eau par Aude, Jean-Luc et Loutfi sous la pluie…

Arrivés à marée basse les bateaux nous pèsent pour les porter jusqu’en haut de la plage. Mais finalement, un tapis d'algues et un tapis de gilets de sauvetage plus tard, ils sont calés pour la nuit en espérant que la marée ne monte pas jusqu’eux.

 

Retour au camping par une traversée pédestre chargés de pelles, barres et autres accessoires.

Petit retard sur le planning mais Anne gère la situation et nous permet d’arriver propres au restau (conseillé par Jean-Luc). Une fois repus nous repartons au camping pour une nuit plus ou moins entrecoupée…

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Lever échelonné et petit déjeuner autour de la place principale avant de faire les courses pour le pique-nique prévu sur l’île à Bois.

Nous voilà sur l’eau accompagné de notre sécu qui disparait d’un seul coup ! Nous finissons par retrouver Jean-Luc échoué sur une plage avec la sécu (voire une demie!), en effet le boudin pneumatique latéral droit s’est détaché. Heureusement pour nous, la réactivité de Jean-Luc a permis à nos affaires de rester sèches. Pique-nique forcé sur le continent puis retour à Lézardrieux en traversant les bouillons (merci les barreurs ^^).

 

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Une fois les bateaux remontés et chargés, la moitié du convoi repart à Rennes et l’autre finalise le rapatriement de la sécu.


Rentrée au club à 19h30, nettoyage et rangement des bateaux.


Un grand merci à l’organisation