Actualité du REC

TDR Mantes-la-jolie
Écrit par Marc N.   
Mardi, 15 Novembre 2016 20:24

Quelle meilleure opportunité qu'une armistice pour aller guerroyer en terre lointaine?

Évidemment cette phrase je viens de l'inventer comme belle accroche, je n'ai pas fait ce genre de rapprochement en m'inscrivant à la tête de rivière de Mantes-la-Jolie ce vendredi 11 novembre. Sur le bassin olympique de 2000 mètres, il s'agissait donc d'un gros aller-retour sur la longueur du bassin, avec virage de bouée au bout, pour un total évident de 4000 mètres. Je participais à l'épreuve de skiff senior, et je représentais l'ensemble du Grand Ouest à moi tout seul, tous équipages confondus. Sans pression.

La tête de rivière (TDR), ça veut dire que les bateaux partent les uns derrière les autres, à raison d'un départ toutes les 30 secondes, et c'est le chrono qui détermine le classement à l'arrivée. J'ai donc pris le départ après 10 minutes à me peler les miches devant la ligne, entre deux skiffs de Boulogne-Billancourt : départ médiocre, pelles mal calées dans l'eau, je pars de travers... Les premiers coups annoncent une course dure. Même si c'était la toute première fois que je montais sur ce bateau, prêté par mon club formateur de Versailles, ça n'excuse pas tout. Heureusement ces sensations se sont vite dissipées! Une fois lancé, je m'installe dans ma course, je tiens ma cadence, et le bateau décolle mieux. Un coup d’œil rapide de temps en temps à ma montre GPS me donne une moyenne de vitesse autour de 13,5 km/h. Pas assez pour courir après les gros, mais pour moi c'est un bon début. Et j'arrive à maintenir et même creuser l'écart avec mon poursuivant. Au virement de la bouée, l'enseignement de la mer se fait sentir : virage au cordeau, puis relance en demi-coulisse, et le bateau file tout de suite! Petit corps en bonne santé aurait été fier de moi! La relance s'avère efficace pour me remettre dans le bouillon, et estimer mes réserves d'énergie un peu mieux : j'en ai encore sous le pied, ça va donner! Le deuxième 2000 va plus vite que le premier, à un peu plus de 14 km/h, la cadence monte, jusqu'à l'arrivée où l'enlevage se fait à 29 coups/minutes.

Je suis rincé, je me suis fait plaisir, objectif atteint.

Bon, le récit est épique, mais ça ne m'amène pas bien loin puisque je ne suis que 20ème sur 34, avec un temps de 17:54.9 (presque deux minutes de plus que le premier). Malgré tout ça donne de bons repères sur le temps, les sensations en skiff, pour ce début de saison qui s'annonce chargé !

Je ne pourrai évidemment jamais assez remercier le Cercle Nautique de Versailles qui m'a prêté un bon skiff Vega, fraîchement réglé !

Mantes1

Mantes2