Actualité du REC

Régate de Laval - 26/03/2017
Écrit par Marc N.   
Mardi, 28 Mars 2017 20:49

« Dis maman, dis papa, ça fait quoi de gagner une course ? » Eh ben mon ptit, il faut parfois attendre un certain nombre d’années avant de le découvrir. On peut donc décemment répondre par un évasif « tu verras quand tu seras grand ».

Ce dimanche, Antoine et moi avons vachement grandi d’un coup, après avoir récolté notre toute première médaille d’or à la régate régionale de Laval. On a tous les deux au moins dix ans d’aviron dans les pattes, et ce dimanche, on prend une grande leçon. Film de la course, moteur, action.

La régate de Laval est une course en ligne, une des très (trop) rares en Bretagne. D’une longueur de 900m sur la Mayenne, légèrement en virage. Le matin les équipages s’affrontent indirectement, via une tête de rivière, qui répartira tout ce petit monde au chronomètre entre les différentes finales. Le REC est très bien représenté parmi les seniors puisque pas moins de 5 équipages ont fait le déplacement ! Deux doubles masculins, deux quatre de couple féminins des étudiantes de l’agro, et un huit mixte (merci Félicie !), auxquels on peut ajouter deux arbitres (coucou Jérôme et Nico !). A l’heure de midi, tous ces équipages sont qualifiés pour une finale !

_ En double, nous avons le premier temps de la tête de rivière, à une seconde devant le bateau suivant. Une belle surprise déjà ! Le deuxième double composé de François et Corentin (débutant de septembre !) devra se contenter de la finale C à cause d’une malheureuse fausse pelle dans les derniers mètres.

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_ Les deux 4x de l’agro se placent en finales B et C. Chaque équipage est à niveaux mixtes : cinq rameuses pratiquent depuis plus d’un an, deux ont commencé en octobre, et une enfin a pris les rames pour la première fois il y a un mois à peine !

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_ Le 8 part lui aussi pour la finale B, avec des regrets puisqu’il a fallu freiner brutalement à 30 mètres de la ligne, puis redémarrer, pour ne pas pulvériser un double de jeunes filles particulièrement désorientées…

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Dans l’après-midi, les retards au départ s’accumulent. Sur un bassin vraiment pas large, où les bateaux ne sont pas tenus au départ, l’organisation a pris le parti de faire des finales à 4 bateaux de front. Le risque de casse est important, ce qui met d’autant plus de pression.

_ Les 4 de couple ouvrent le bal, et prennent chacun la troisième place de leur finale, soit les 7ème et 11ème places du classement général. Autant dire que le la bataille a été rude, et le plaisir intense au long du parcours, avec quelques bord-à-bord épiques ! Quand on accroche un ou plusieurs bateaux adverses dans son viseur, la course prend tout de suite une autre dimension, les filles ont bien pu le constater aujourd’hui.

_ La finale C du double voit une victoire impériale du REC, avec au moins 4 ou 5 longueurs d’avance sur leurs concurrents. Ils ont largement fait la démonstration que leur place aurait été au moins en finale B, sans le fait de course de la tête de rivière. A charge de revanche !

_ En finale A du double, c’est parti très vite, et les 5 premiers coups ne sont pas à notre avantage : on est déjà derrière… Mais pas pour longtemps. Le vrai départ, notre départ, vient creuser le bassin d’un sillon ardent signé Lapis-Lazuli. En une quinzaine de coups, nous sommes passés en tête, avec une demi longueur de coque d’avance. La cadence s’affole, jusqu’à 42 coups/minute. Et l’écart se creuse encore ! Alors que nous reprenons la maîtrise de notre cadence, favorisant une meilleure amplitude, on s’installe bien devant. Si bien qu’à l’enlevage, lorsque l’organisme atteint ses limites, nous avons plus de deux longueurs d’avance. Quel pied ! L’enlevage est pollué de quelques déchets techniques avec la fatigue, mais la victoire finale est bien là, et comme elle fait plaisir !

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_ Enfin la finale B du 8 fut un peu une non-course à cause d'une fausse pelle en début de course. De travers, nous devons arrêter le bateau pour se réaxer et repartir mais l'équipage a mis du temps à réagir aux consignes du barreur. Le bateau repart bien, mais il est déjà trop tard pour rattraper les concurrents.


Concluons par le constat que c’était un magnifique dimanche, où chacun et chacune a pu apprécier les sensations si uniques de la course en ligne, typique de l’aviron de rivière. La saison sans ergo démarre sur les chapeaux de roues, et tout le monde en redemande… ça promet pour la suite ! ;-)

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